4 Mai 2014 | 0 commentaires

Le dernier Baromètre Santé, enquête annuelle réalisée pour le compte de l’INPES (l’Institut National de Prévention et d’Education pour la Santé), montre une explosion de la demande pour de la prévention

96% des personnes interrogées estiment que la prévention pourrait réduire le recours aux soins thérapeutiques et 81% l’âge de l’entrée dans la dépendance.

68% d’entre eux estiment que la sécurité sociale et les complémentaires santé devraient prendre en charge la prévention, 22% les complémentaires seules

60% sont intéressés aux dispositifs médicaux communiquants et 49% sont prêts à utiliser consultation et prescription à distance.

www.deloitte-france.fr/publications/20130403_Etude-Sante.pdf

La demande est on ne peut plus claire. Le système de la guerre exclusive à la maladie, qui a négligé le renforcement de la santé est face à une révolution.

Cela implique la refondation de l’enseignement des médecins et autres professions de santé pour intégrer

* le conseil alimentaire

* le diagnostic des déficits et des surcharges et leur correction (et oui, actuellement un médecin ne sait pas diagnostiquer des déficits minéraux et vitaminiques autres que fer, iode, vitamines B 9, B12 et D… alors quid du magnésium, du zinc, du sélénium, des vitamines E, C, B6 ?? et ne parlons pas des acides aminés, des neurotransmetteurs, etc…)

* la pharmacologie des nutriments et prioncipes actifs présents dans les aliments et leur utilisation comme médicaments

* les protocoles mis à jour de management du surpoids

* l’immuno-nutrition

* les protocoles nutritionnels, environnementaux et comportementaux de lutte contre l’inflammation, les allergies et les intolérances alimentaires

* le diagnostic de l’exposition aux polluants et les techniques de réduction des expositions, de détoxification et de réparation

* l’évaluation de l’intensité de la fatigue et du stress et leurs outils de gestion

* les protocoles du contrôle pulsionnel et les techniques de libération des dépendances toxiques

* les marches à suivre vis–vis des troubles du sommeil

* l’introduction dans le quotidien des activités physiques, des techniques de relaxation et d’optimisation de l’humeur

* la médecine préconceptionnelle et l’optimisation nutritionnelle et comportementale du déroulement de la grossesse….

liste non exhaustive.

Il y a la place pour la création de nouveaux métiers qui correspondent aux besoins réels des patients en ville, qui sont des facteurs majeurs de pathologies :

fatigologue, stressologue, somnologue, algologues (de ville), toxicologue, addictologue (de ville), inflammologue… et de professions de santé tournées vers les coaching dans les différentes dimensions de la santé que les Français verraient bien en maisons de santé où les différentes disciplines seraient représentées. Quant au financement, quelques complémentaires ont fait des avancées, mais pour la sécurité sociale encore aujourd’hui une consultation de prévention ,n’est pas remboursable et le surpoids n’est pas une maladie.

Sincèrement, quand on voit ce qu’il y a à faire et ce qu’arrive à faire nos gouvernants actuels, ce n’est pas la peine d’espérer un seul instant qu’ils sauront être à la hauteur. Quand on regarde la Haute Autorité de Santé, les associations de malade n’y sont même pas représentées. Par contre le syndicat des industriels pharmaceutiques viennent d’installer une permanence… au Ministère de la Santé, oui !

La solution ? c’est de faire cette révolution nous-mêmes : les médecins auxquels la population fait encore largement confiance, dont de plus en plus sont organisés en réseaux de plus en actifs (Formindep, Asef…), les professionnels de santé, les hospitaliers motivés, les experts en politique de la santé, – et l’on peut compter sur nombreux d’entre eux qui se sont exprimés dans des rapports, dont le gouvernement n’a pas tenu compte, par exemple le conseiller d’Etat Didier Tabuteau, quelques facultés de médecine pionnières (comme Necker, Montpellier, Grenoble…), les associations de malades, les associations de consommateurs, les ONG, les mutuelles et assurances maladies, les IRSA (Instituts Inter Régionaux pour la Santé), certaines CPAM d’avant garde (comme celle de la Sarthe dont l’initiative même si elle est encore rudimentaire a essaimé dans plusieurs départements www.masanteactive.com), peuvent se mettre en réseau et avancer débats, propositions, chartes, intiatives concrètes… 

L’INPES organise trois Journées de la Prévention les 3, 4 et 5 Juin http://journees-prevention.inpes.fr

L’EHESP (Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique de Rennes) a créé avec l’INPES une chaire « promotion de la santé », avec des professeurs visiteurs (pour le moment des Etats-Unis, du Canada et d’Angleterre) et de nombreuses activités, mais où la nutrition est encore très peu présente www.ehesp.fr/recherche/les-chaires/chaire-inpes-promotion-de-la-sante-a-ehesp/

Un Collectif Interassociatif sur la Santé (CISS) s’est déjà constitué, surtout autour de la défense du droit des malades, mais s’est aussi engagé dans la lutte contre les perturbateurs endocriniens www.leciss.org/espace-presse/actualités/strategie-nationale-perturbateurs-endocriniens-coup-de-chapeau-royal

Il faut citer dans ce registre l’action très efficace du Réseau Environnement Santé qui a été instrumental dans les avancées sur le dossier des perturbateurs endocriniens http://reseau-environnement-sante.fr

Exemple de Mutuelle qui s’engage dans cette voie, même si le contenu des conseils est loin d’être à jour (promotion de la viande et des produits laitiers): www.mapreventionsante.fr

Réseau de CPAM www.masanteactive.com

Organisme qui lutte pour l’indépendance des formations et informations médicales : Formindep www.formindep.org

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