31 Oct 2016 | 0 commentaires

Une étude de l’ANSES sur l’alimentation 

« Les résultats sont inquiétants. Une vaste étude de l’Anses s’est intéressée à l’alimentation des plus petits. Neuf polluants, dont des métaux lourds et des PCB, sont présents dans l’alimentation des enfants en bas âge à des doses pouvant représenter un risque, a averti mercredi l’Anses. L’organisme public a passé au crible pendant six ans près de 670 substances dans de nombreux produits consommés par les enfants de moins de trois ans, ainsi que dans le lait maternel.

Pour 97 % des substances évaluées, « le risque peut être écarté », rassure l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail. Mais pour neuf substances, retrouvées notamment dans le lait en poudre, les petits pots et les biscuits, « un nombre non négligeable d’enfants présentent une exposition supérieure aux valeurs toxicologiques de référence », conclut l’agence.

Maîtriser les rejets

Face à ce constat, l’Anses appelle à poursuivre les efforts pour « mieux comprendre l’origine de la présence de ces substances chimiques dans l’alimentation » et à prendre des mesures pour maîtriser les rejets dans l’environnement et fixer des seuils réglementaires d’exposition. Elle rappelle aussi que la diversification alimentaire ne doit pas intervenir avant le sixième mois. Ses observations montrent en effet que l’exposition des bébés aux polluants augmente à partir de l’introduction d’autres aliments que le lait maternel.

Parmi les neuf composés pour lesquels la situation est jugée « préoccupante » figurent trois métaux lourds, considérés comme toxiques pour la santé : l’arsenic, présent surtout dans les petits pots à base de légumes et de poisson, le riz et les céréales infantiles, le nickel, dans « les produits à base de chocolat », et le plomb, dans les légumes et l’eau. L’Anses incrimine aussi les dioxines, le furane et les polychlorobiphényles (PCB), des composants chimiques utilisés comme lubrifiants ou revêtements imperméables, très difficilement dégradables dans l’environnement et qui s’accumulent dans les tissus de ceux qui les ingèrent, en particulier les poissons.

Autres polluants retrouvés dans les assiettes des bambins : des toxines issues de moisissures, l’acrylamide, une substance qui se forme au moment de la cuisson à haute température de certains aliments, classée comme cancérogène possible, ainsi que le furane, lui aussi étiqueté cancérogène possible. Pour sept autres substances, dont l’aluminium et le cobalt, l’Anses juge par ailleurs que « le risque ne peut être écarté ». Pour évaluer au mieux l’exposition réelle des enfants de moins de trois ans à ces substances, l’Anses a utilisé une étude de 2005 qui avait recueilli sur trois jours les aliments et les quantités ingérées par un échantillon représentatif d’enfants en bas âge ».

www.lepoint.fr/sante/metaux-lourds-dans-l-alimentation-des-enfants-l-alerte-de-l-anses-28-09-2016-2071959_40.php

Mon commentaire : le rapport trouve 40% des tout petits exposés à 2 des polluants les plus préoccupants à des doses supérieures aux doses admissibles (qui sont déjà selon les experts trop hautes) et reconnaît que l’on ne connaît pas les effets pathogènes de centaines d’autres.

Par ailleurs d’autres études ont déjà montré que des centaines de polluants dont les perturbateurs endocriniens agressent déjà le foetus et se se retrouvent encore dans le lait maternel !

Il est enfin établi que des expositions précoces à ces perturbateurs endocriniens sont facteurs :

– de réduction du développement cérébral avec perte de QI

– de surpoids

– de diabète

– de cancers hormono-dépendants.

Ne serait-il pas temps d’assainir de manière radicale l’agriculture, les aliments et au passage, l’air et l’eau ?

 

 

 

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