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CHOLESTEROL LE GRAND BLUFF 9 : L'HYPERTENSION

Pour réduire le risque d’hypertension ou la co-traiter

Les orientations alimentaires et les compléments déjà mentionnés contre le surpoids, le diabète et les maladies cardiovasculaires contribuent à prévenir et à co-traiter la tension.

La consommation de plus de végétaux, de moins de viandes, un meilleur rapport sodium/potassium, plus d’antioxydants, de polyphénols, d’acides gras oméga 3 et d’arginine y contribuent, ainsi que de magnésium qui améliore la relaxation des vaisseaux (effets « bêta-bloquant » et « inhibiteur calcique ») ainsi que la sortie des cellules de sodium en échange de potassium grâce à la pompe à sodium dont le fonctionnement en dépend directement (le magnésium est le catalyseur de son enzyme) et indirectement via la production d’ATP (20% du métabolisme de base, l’énergie dépensée sans que nous bougions ou activions notre cerveau, est utilisée par cette pompe).

Dans une méta-analyse de 44 études comprenant 18 175 personnes, l’augmentation de la consommation de fruits et légumes et de fibres et la réduction des graisses saturées, est associée à une baisse moyenne de 2,61 mm de Hg de la tension systolique et de 1,45 mm de Hg de la tension diastolique.

Rees K et al, Dietary advice for reducing cardiovascular risk, Cochrane Database Syst Rev, 2013, 3 : CD002128

La synthèse de 7 études contrôlées comprenant 311 personnes comparant alimentation végétarienne et omnivore, la réduction moyenne de tension systolique est de 4,8 mm de Hg et diastolique de 2,2 mm de Hg.

Sur 32 études observationnelles comprenant 21 604 participants,la baisse moyenne de la tension systolique est de 6,9 mm de Hg                 et la diastolique de 4,7 mm de Hg.

Yokoyama Y et al, Vegetarian diets and blood pressure : a meta-analysis, JAMA Intern Med, 2014, 174 (4) : 577-87 

Dans l’étude sur les Adventistes l’incidence de l’hypertension est réduite de 8% chez les végétariens partiels, de 43% chez les lacto-ovo-végétariens et de 63% chez les végétaliens par rapport aux omnivores.

Pettersen BJ et al, Vegetarian diets and blood pressure among white subjects : results from the Adventist Health Study-2 (AHS-2),                 Public Health Nutr, 2012, 15 (10) : 1909-16 

La méta-analyse de 11 études comprenant 821 personnes observe que la consommation de thé noir réduit de manière significative la tension systolique (- 1,85 mm Hg) et diastolique (-1,27 mm Hg) mais que le thé vert est nettement plus puissant (- 3,18 et - 3,42 mm Hg).

Hartley L et al, Green and black tea for the primary prevention of cardiovascular disease, Cochrane Database Syst Rev,  2013, 6 : CD009934

Le stress induit une élévation de la tension artérielle systolique. Lorsque ce seul phénomène est constaté, on parle d’hypertension labile.              Les études objectivent que le magnésium combat efficacement cette hypertension sans médicaments. Les outils anti-stress que nous avons déjà évoqués, en particulier autour du modèle Okinawa, sont bien entendu, à intégrer, dans cette approche.

Une méta-analyse sur 11 études comprenant 800 personnes objective que la pratique du yoga réduit en moyenne de 2,90 mm de Hg la tension diastolique.

Hartley L et al, Yoga for the primary prevention of cardiovascular disease, Cochrane Database Syst Rev, 2014, 5 : CD010072

Les études mettent en avant une action préventive puissante du magnésium sur l’incidence des différents types d’hypertension.

         Dans la vaste étude CARDIAC (Cardiovascular Diseases and Alimentary Comparison) menée dans 22 pays des apports faibles en magnésium augmentent de 55% le risque d’hypertension, aussi de 110% le risque de surpoids et de 106% l’hypercholestérolémie.

Yamori Y et al, An inverse association between magnesium in 24-h urine and cardiovascular risk factors in middle-aged subjects in 50 CARDIAC Study populations, Hypertens Res, 2015, 38 (3) : 219-25

Dans les hypertension, non labiles, dites « organiques », où la tension diastolique reste supérieure à la normale, même la nuit, le magnésium peut ne pas suffire, mais il contribue tout de même à une baisse significative des deux chiffres tensionnels.

Le risque majeur associé à l’hypertension est l’accident vasculaire cérébral. Dans la très vaste étude menée par l’Ecole de Santé Publique de Harvard chez 42 669 professionnels de santé (Health Professionals Follow-up Study) chez qui on voit survenir 1547 accidents vasculaires cérébraux sur 24 ans de suivi des apports supérieurs en magnésium comprenant apports alimentaires et complémentaires réduisent significativement le risque de 17%.

Adebamowo SN et al, Intakes of magnesium, potassium, and calcium and the risk of stroke among men, Int J Stroke, 2015 Jun 4

Par ailleurs, chez 2695 personnes de la Framingham Heart Study un scanner cardiaque et abdominal permet de constater que ceux qui ont les apports en magnésium les plus élevés présentent une risque de calcification des artères coronaires diminué de 58% et de l’aorte abdominale de 34% par rapport à ceux qui ont les apports les plus bas. Ceci s’explique principalement par les effets inhibiteurs calciques du magnésium.

Hruby A et al, Magnesium intake is inversely associated with coronary artery calcification : the Framingham Heart Study,JACC Cardiovasc Imaging, 2014, 7 (1) : 59-69

L’arginine se transforme en oxyde nitrique (NO) qui est le principal vasodilatateur physiologique. Pas étonnant que les aliments les plus riches en arginine, les oléagineux présentent un effet anti-hypertenseur et cardioprotecteur.

Il s’avère par ailleurs que l’arginine inhibe l’absorption des graisses saturées, que les oléagineux – ce qui est contre-intuitif car elles sont riches en calories – contribuent à réduire le poids et à améliorer le profil des lipides circulants, l’arginine inhibe l’absorption des graisses saturées, la consommation régulière d’oléagineux réduit le risque de pathologies cardiovasculaires et la mortalité de toutes causes.

Dans l’étude PREDIMED, le suivi du modèle méditerranéen enrichi soir en huile d’olive vierge, soit en oléagineux, réduit de 30% la fréquence des accidents cardiovasculaires, la tension artérielle, le profil lipidique,   la tolérance au glucose, l’inflammation.

Martínez-González MA et al, Benefits of the Mediterranean Diet : Insights From the PREDIMED Study, Prog Cardiovasc Dis, 2015, 58 (1) : 50-60 

En cas d’hypertension la prise de 5 g d’arginine a un effet anti-hypertenseur pharmacologique.

Une administration d’arginine réduit significativement

la tension systolique de 11 + ou - 3 mm de Hg

la tension diastolique de 8 + ou - 2 mm de Hg 
l’agrégation plaquettairre de 30 + ou - 4%
la viscosité sanguine de 1,6 + ou - 0.2 centipois
le débit sanguin dans les artères des jambes de 97 + ou - 16 ml/min

des effets supérieurs aux antihypertenseurs médicamenteux,  associés à des effets multidimensionnels et une absence d’effets secondaires délètères.

Note : l’arginine est le précurseur physiologique de l’oxyde nitrique (NO°), le vasodilatateur endothélial majeur.

D Giugliano et al, The vascular effects of L-Arginine in humans. The role of endogenous insulin, J Clin Invest, 1997, 99 (3) : 433–438

Dans 11 études randomisées en double aveugle, de 4 à 24 g d’arginine, sans médicament, réduit en moyenne la tension systolique de 5,39 mm de Hg et la diastolique de 2,66 mm de Hg.

Dong JY et al, Effect of oral L-arginine supplementation on blood pressure: a meta-analysis of randomized, double-blind, placebo-controlled trials, Am Heart J, 2011, 162 (6) : 959-65

A l’inverse, la leucine, présente surtout dans les viandes, les produits laitiers et le maïs, inhibe la formation de NO à partir de l’arginine et à donc, en sus de ses effets inflammatoires, un effet hypertenseur.

Yang Y et al, L-Leucine and NO-mediated cardiovascular function, Amino Acids, 2015, 47 (3) : 435-47 

Les antioxydants et les polyphénols ont des effets anti-hypertenseurs par plusieurs mécanismes. Ils protègent et stabilisent le NO. Ils inhibent la formation de prostaglandines vasoconstrictrices et pro-inflammatoires.

L’arginine a été montrée avoir un effet contre l’hyperactivité plaquettaire chez des patients hypercholestérolémiques.

Wolf A et al, Dietary L-arginine supplementation normalizes platelet aggregation in hypercholesterolemic humans,

J Am Coll Cardiol, 1997, 29 (3) : 479-85

De plus l’arginine inhibe l’absorption des graisses saturées, aide à lutter contre le surpoids, stimule la multiplication des mitochondries et les protège, améliore les performances chez les sportifs et la force musculaire chez les non sportifs…

En pratique : les produits les plus riches en arginine sont les oléagineux : amandes, noisettes, noix, pistaches, noix de cajou… qui sont aussi les plus bas en lysine, un acide aminé qui fait l’effet contraire. Or quels sont les aliments les plus riches en lysine et les plus pauvres en arginine ? Les produits laitiers. N’oubliez surtout d’en consommer 3 par jour comme le recommande encore le PNNS, surtout maintenant que l’on sait que même les yaourts augmentent le cancer de la prostate !

4 comprimés de Physiomance Vasorix contiennent 

200 mg d'extrait de grenade dont 80 mg de polyphénols
350 mg d'extrait de cacao dont 192.5 mg de flavonoides
3 mg de bétacarotène
101.2 mg de magnésium
960 mg de L- arginine
50µ de sélénium
80 mg de vitamine C
15.2 mg de Vitamine E naturelle.

Il faut donc en prendre en début de traitement 5 à chacun des 3 repas, puis dilminuer en fonction du suivi des chiffres tensionnels.

Précautions d’emploi : l’arginine ne devrait pas être pris pendant une poussée d’herpès, ni chez les personnes ayant fait un infarctus,                  ni lors d’une septicémie.

Le journal de référence, le plus traditionnel et conservateur dans le domaine, le Journal of Clinical Hypertension a fait une sacrée sensation en consacrant un grand article aux alternatives nutritionnelles aux traitements médicamenteux et en mettant en avant les interventions alimentaires et les nutriments aux effets anti-hypertenseurs suivants :

magnésium, taurine, potassium, vitamine B6, oméga 3, acide alpha-lipoïque, coenzyme Q10 et pycnogénol (un polyphénol).

Son auteur ? le Dr Mark Houston dont le CV est on ne peut plus brillant. Il est  hypertensiologue, membre de l’American Society of Hypertension, spécialiste en médecine interne dont il est professeur à Vanderbilt University School of Medicine et a de plus passé deux diplômes en sciences, un en nutrition, un en médecine métabolique, est le directeur de l’Hypertension Institute au Saint Thomas Medical Group de Nashville. Sa conclusion : “L’hypertension peut être traitée d’un point de vue plus physiopathologique en répondant aux phénomènes inflammatoires, oxidatifs et aux dysfonctions immunitaires vasculaires. Si le médecin reconnaît ces entités ainsi que les déficits nutritionnels qui les accompagne, l’activité rénine plasmatique et les traite, un grand nombre de patients peuvent voir leur hypertension prévenue et traitée sans intervention médicamenteuse »… En quelque sorte une chute du Mur  de Berlin !

Walter Alexander, Hypertension : Is It Time to Replace Drugs With Nutrition and Nutraceuticals ?, P T, 2014,  39 (4) : 291–295

 

Appréciation: 

5

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